Véronique Péry
Invitation au fil des pages...

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«…Étymologiquement, le mot secret vient de sécréter.
C’est parce qu’il suinte, qu’il transpire, que le silence fait des vagues... » 

                                                                             Martine Lani-Bayle
                                                                              Psychothérapeute



   Chacun d’entre nous a un roman familial, des histoires d’aïeux qu’on se raconte au coin des cheminées, sous forme de saga.
Mais lorsque le silence près de l’âtre ne sert qu’à dissimuler un secret, il devient un non-dit, pesant, oppressant et fini par détruire ceux qui le côtoient, leur imputant une part de « je » nécessaire à leur vie, à leur construction du « moi », d’une identité propre.
C’est alors que les horizons se ferment, qu’il n’y a plus aucune projection dans le futur, plus de désir, plus de besoin.



 
Quatrième de couverture



 
"...Te souviens-tu du jour où je t'ai offert ce pendentif ? ... Non…Sûrement pas. Tu étais trop petite. Mais moi, je m’en rappelle très bien. Tu étais en maternelle. J’étais venue te chercher à la sortie de l’école. Lorsque tu m’as vue dans la cour,  tu as couru vers moi et tu as enfoui ton petit visage dans ma jupe en me serrant si fort que j’ai failli tomber. Et puis, tu m’as suppliée de t’emmener le plus loin possible. Tu as pleuré à chaudes larmes tout le trajet. Arrivées à la maison, tu m’as demandée pourquoi tu n’avais pas de famille…pas de grand-père, de grand-mère, pas de père comme les autres. Et je n’ai pas su te répondre. Je n’ai pas trouvé les mots. Alors, je t’ai offert ma chaine. Mon seul bien. Toutes mes réponses étaient là…"



Extrait Audio du roman

Trait d'union








Extrait du roman

Trait d'union


...

 
    "...La campagne s’étend à perte de vue, pendue à flanc de montagne. Ce même décor aperçu derrière les vitres du train ce matin. Le bitume accidenté, rapiécé grossièrement en plusieurs endroits traverse des petits hameaux où se mêlent de nombreux champs à la terre retournée.

Catherine paraît plus petite dans sa voiture, plus vieille. Elle conduit détachée du siège, penchée vers l’avant, comme si elle voulait fuir cet environnement, le traverser plus rapidement que sa voiture. Une étrange lutte contre un passé qui la rattrape, l’enlaidit et la mure au fil des kilomètres. Son corps rigide résiste et conserve sa dignité malgré les secousses du véhicule. Son visage traversé par la lumière grise de ce ciel bas est privé d’émotion. Elle se veut si étrangère à ces lieux enclavés, ces vieilles granges émergeant de sous-sol de pierres et habillées de bois terni qu’elle ne les regarde pas. C’est une femme sophistiquée Catherine, vêtue d’une élégante robe noire Morgan aux boutons dorés. Une citadine qui se protège des étables et des clapiers dans son Audi A3. Plus je l’observe et plus il m’est difficile de l’imaginer les bottes en caoutchouc jusqu’aux genoux. C’est un voyage hors de sa réalité. Hors de ma vie. Utopique pour nous deux. Un jour, je me souviendrai de ce moment. Je l’ornerai alors de quelque chose qui n’existe pas. Je trouverai le moyen de rendre exceptionnel ce qui, à cet instant, me paraît si ridicule et insignifiant..."

 
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